La confiance ça tombe pas des arbres!

La confiance ça tombe pas des arbres!

Ces temps-ci, dans ma réalité autant qu’à travers les actualités, le sujet de la confiance en soi est très présent. C’est pas d’hier non plus qu’on répète partout et que tout le monde s’entend pour dire que la confiance est essentielle pour s’épanouir.

Pourtant, on semble être une maudite gang à en manquer solide parce qu’on va s’le dire : la confiance ça tombe pas des arbres malheureusement.

La confiance dans ma vie c’est la pire des constances. Des jours elle est là et d’autres on dirait qu’elle n’a jamais existée. Plus je cours après en essayant d’appliquer les méthodes et conseils qu’on retrouve un peu partout, plus elle se tient à l’écart. 

C’est juste moi ou on dirait qu’en quelque part, on a créé la croyance qu’à force de s’acharner sur ce qu’on veut (ou croit avoir besoin), on va forcément finir par se réveiller un bon matin en le possédant enfin. Une genre de récompense pour le travail d’une quête difficile.

Sincèrement je pense qu’on a beau créer toutes sortes de contenus sur les meilleurs trucs et tout ce qu’il faudrait faire pour avoir, être ou faire plus confiance, je regarde autour et j’ai cette impression qu’on ne sait même pas de quoi il s’agit réellement.

Mais qu’est-ce que c’est donc cette affaire si puissante qui empêche (ou permet à) tout un tas d’individus d’avancer et de croire qu’ils sont suffisant, que leur potentiel et leur unicité méritent d’être exprimés?

Récemment j’ai animé une partie du Jeu du Tao (jeu de développement personnel coopératif pour lequel j’ai été formée) et autour d’une même table, 5 joueurs complètement différents avaient tous le désire d’avoir plus confiance… en soi, en la vie, en les autres.

D’ailleurs, j’adore comment ce jeu provoque, à chaque fois, une prise de conscience unanime : peu importe l’âge, la profession, le niveau d’éducation, nous vivons tous les mêmes problématiques et limitations.

« Le nez trop collé sur l’arbre on ne voit plus la forêt. »

Qu’est-ce qu’on travaille au juste?

Souvent je me dis qu’on aurait avantage à s’arrêter pour analyser l’ampleur et la signification qu’on donne aux mots. 

Mots qu’on utilisent ensuite pour définir et diriger notre existence, alias les problèmes qu’ils nous faut régler ou les manques qu’ils nous faut combler pour être bien.

La confiance par définition serait : le sentiment d’assurance et de sécurité qu’on peut de fier à soi, à une situation, à quelqu’un ou quelque chose. Être conscient de la valeur qu’on a de soi donne le courage d’être, avoir ou faire confiance.

Ceci dit, je suis loin d’être experte en évaluation du comportement humain, mais j’ai drôlement l’impression que ce qu’on cherche au fond s’appelle la bienveillance.

La confiance, à mes yeux, représente un paquet d’états d’être dans lesquels on est (et les autres sont) bienveillant envers nous : compréhensif, indulgent, attentif et gentil plutôt que dur, exigeant, jugeant, blessant et intransigeant.

J’ai le sentiment qu’on se confronte à beaucoup de problèmes et de manques qu’on crée par la distance et la couverture qu’on met entre et sur les besoins réels.

Autrement dit, chercher à avoir, être et faire confiance serait comme espérer que la prochaine voiture qu’on va acquérir nous fasse sentir plus important ou accompli.

En m’observant, je réalise que je fais très souvent cette erreur : m’accrocher à mon désir d’obtenir l’enveloppe au lieu de réfléchir pour comprendre et clarifier ce qu’elle renferme qui sera réellement utile à mon parcours et mes résultats.

Se concentrer sur le contenant plutôt que sur le contenu.

Donc selon mon interprétation très scientifique, on aurait tout avantage à d’abord focuser sur essayer de se comprendre et s’accueillir, faire les choses qui nous mettent en valeur et s’entourer de gens qui nous valorisent parce que c’est le niveau de gentillesse (avec soi-même et les autres) qui compose la confiance.

Imagine si chacun se concentre à donner aux autres ce qu’il veut recevoir. Je sais pas pour vous, mais c’est assez rare que je me sente pas bien quand j’encourage quelqu’un, que je le valorise et l’écoute attentivement pour lui faire sentir qu’il est important. 

Je dis ça comme ça et je suis peut-être idéaliste, mais si on arrêtait de cultiver l’illusion qu’on a tous un problème de manque de confiance, me semble qu’ensemble, en mettant nos efforts sur ce qu’il y a vraiment au coeur de la confiance au lieu d’en faire une problématique aux solutions de surface, on s’en fera tous un peu moins et on dormira pas mal mieux. 

Sérieusement : qu’est-ce qu’on fait d’efficace pour avoir, être et faire confiance? On se regarde dans le miroir en se disant qu’on est beau, bon et capable? 

C’est bien, mais je pense qu’au nombre qu’on est à vivre ce fameux manque de confiance, on a déjà prouvé que ce n’était pas suffisant ni transformateur à long terme.

Alors qu’être bienveillant se traduit dans la pratique quotidienne d’une attitude et des comportements favorables, des gestes simples et gratuits bien intentionnés : un sourire, un bonjour, une écoute attentive, un bravo, une invitation, un compliment, etc. 

Pour moi en tout cas, c’est beaucoup plus réaliste et tangible de prendre action vers la bienveillance.

La confiance ce n’est pas la prochaine tenue que je vais acheter dans l’espoir de me sentir bien, de paraître importante et respectée. C’est un état multiniveau, un ressenti, résultant de plusieurs quêtes de bienveillance. 

Qu’en penses-tu?

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