Décembre : moi(s) sans limite

Décembre : moi(s) sans limite

Ahh Décembre! Ce mois de l’année où on court partout parce qu’on a peur de pas arriver à Noël en même temps que tout le monde.

En plus de nos rôles habituels, la frénésie des fêtes ajoute ceux d’hôte, de visiteur, de lutin, de Père Noël parce qu’on se prépare à voir le plus de monde possible en un temps record de quelques jours.

Comment se passe votre dernier mois de l’année? Avez-vous adopté le mode Slow Living ou vous êtes plutôt du style à redoubler d’efforts pour le sprint final?

Avant de vous partager mon concept « Décembre : moi(s) sans limite », je dois vous mettre en situation avec un mini recap de ma 2018, une année intense en (ré)ajustements.

D’abord, cette année j’ai échappé plusieurs chapeaux que j’aime particulièrement porter, dont celui de blogueuse d’ailleurs, au profit de mandats qui comblaient premièrement un besoin de sécurité financière. C’était un travail constant de me ramener sur le droit chemin et de mettre mes énergies aux bons endroits pour avoir les résultats que je souhaite.

J’essaye fort que mon quotidien soit un marathon en répartissant mes efforts et mes engagements pour éviter la saturation (sous toutes ses formes) et l’épuisement (ou l’écoeurement), mais on dirait que plus je m’approche d’un objectif, plus c’est un défi.

Vers la fin novembre, je voulais prendre une journée avec ma soeur et mes grands-mamans pour monter le sapin de Noël : une tradition que j’ai commencée l’année dernière et que je tiens à poursuivre parce que je la trouve simple et riche.

C’est à ce moment là, alors que ça a tout pris pour faire rentrer dans le calendrier ce petit projet personnel et précieux d’une seule journée, que j’ai réalisé à quel point je priorisais toujours le travail, les projets et les autres.

Avoir de l’ambition oui, mais ambitionner non

Cette prise de conscience m’a obligé à m’arrêter pour réfléchir. J’ai pensé ceci : c’est bien beau et l’fun mon histoire… J’ai beaucoup d’ambitions, de projets et je suis déterminée à entreprendre sans limite pour les concrétiser. Mes journées sont bien remplies, je m’amuse, je découvre, je grandis et je me sens vivante/nourri par le mode de vie que j’ai choisi.

MAIS est-ce que je profite vraiment du présent? Avoir de l’ambition, entreprendre, c’est un état d’esprit pour moi, mais je dois admettre que c’est parfois essoufflant, très prenant et sournois parce qu’on court toujours après quelque chose et on exige énormément de soi. Un objectif n’attend pas l’autre et essaye de pas tomber malade s.v.p. parce qu’on a pas le temps pour ça!

On fait énormément de sacrifices pour arriver à vivre l’existence qu’on vise et marquer positivement celle des autres. C’est un constat, et non une plainte, qui m’a amené à voir que dans la poursuite de mes objectifs, j’oublie trop souvent de vivre ici et maintenant.

Sur le pilote automatique du mode accomplissement, je fais des pirouettes pour tout rentabiliser, même mes vacances!

Jumeler travail et vacance c’est pas mauvais ou impossible, à condition qu’on parle pas d’un seul et unique congé de 4 jours dans une année.

Il faut décrocher avant que le plaisir décroche et que les accidents ou maladies s’en mêlent pour nous arrêter.

Et si j’étais personne?

Si je n’avais pas de grandes ambitions, de projets, de rêves… Personne qui attend mon retour d’appel, mon suivi sur X mandat, mes conseils sur tel projet. Si je n’avais pas besoin de penser à ce qui me reste à accomplir dans ma journée pour avoir quelques minutes de liberté mentale avant de penser à ce qu’on va bien pouvoir manger pour souper.

Si j’étais juste le néant l’espace d’un instant… Faire semblant que j’existe, mais sans plus.

J’ai pensé : que serait décembre si je n’étais pas qui je suis, si je n’avais pas d’ambitions, pas de projets?

Ce serait l’enfant en moi qui reprendrait le contrôle! 

J’ai imaginé un petit mois pour vivre une totale liberté où je serais capable de m’arrêter simplement, sans me sentir coupable ou stressé par mes idées, tâches et projets. Me laisser guider par mes envies et mes énergies.

Une période où je me donne le droit de laisser complètement de côté les standards que je m’impose à longueur d’année pour faire place à la spontanéité et la folie que j’ai à l’intérieur.

Parce que je crois sincèrement que parfois il faut tout chambouler et laisser aller pour revenir naturellement à la bonne place : je l’ai fait.

Bye bye cadran, je sacre patience à mon corps et je le laisse décider de combien d’heures de sommeil il a besoin.

Bonjour Baileys dans mon café ou mousseux au dîner : une touche d’effervescence pour chaque moment de la journée.

Awaye le p’tit chocolat de Noël au réveil et le gros déjeuner royal en plein lundi matin.

Un bon film quétaine quand l’envie me prend et AUCUNE tâche prévue d’avance : je suis mes pulsions.

J’ai passagèrement oublié le mot priorité pour donner le contrôle à la petite rebelle en dedans qui en avait marre de se faire dire quoi faire. Je me suis sacré patience, je me suis laissé guider et devinez quoi?

J’ai jamais vu la procrastination se pointer le nez. Je suis debout à presque tous les matin 7h30, de bonne humeur, alors que normalement le réveil sonne à 8h et je me lève rabougri avec le sentiment d’être déjà débordée. J’ai un regain d’énergie, de motivation et d’imagination pour mes projets et je suis généralement juste mieux dans ma peau, dans ma tête.

J’ai pas avisé personne que je prenais un mois de congé… La vie, l’univers, a ressenti mon mouvement et a ralenti le courant. J’ai tout de même répondu à des courriels, fait quelques suivis, mais à mon rythme, sans pression, sans performance.

Ralentir c’est un choix. Je reconnais, que selon la situation de chacun, c’est pas nécessairement évident, mais il est toujours possible, et grandement utile à mon avis, de faire quelques ajustements pour saisir l’occasion de profiter du parcours autant que de la destination.

S’il y a une chose qu’on a tous en même quantité c’est le temps et il ne revient pas.

On choisit d’entreprendre pour être libre et avoir un style de vie qui nous ressemble, qui nous satisfait, alors incarnons-le tout de suite.

Décembre sans limite, c’est mon cadeau à moi!

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